La Syrie est entrée dans sa 8ème année de crise, plusieurs villes et villages sont détruits et nombreux établissements de service et de centre de santé sont hors-services (selon le médecin al-Nayef, 67 hôpitaux parmi les 96 du pays avaient été attaqués et/ou endommagés). Cette situation oblige de nombreuses familles à migrer vers de lieux plus sûrs principalement afin de se faire soigner et/ou se retournent vers des centres de santé privés.

Au milieu de tous ces malheurs, la Leishmaniose se développe de plus en plus. Cette maladie se transmet de manière vectorielle (par la piqure d’insectes) et n’est donc absolument pas contagieuse, au Rojava, la maladie se propage par les piqûres des mouches de sable.

Cette pandémie a pris place en 2013 et émerge de la province de Cizire, la maladie s’est répandu à travers la plupart des autres zones de la province de Cizire… (Dirk – Jel Agha – Trabsibeh – Amouda – Darbasiya – Seri Kani – Tel Temir).

Le Croissant-Rouge kurde à Shahba et d’autres organisations internationales fournissent tous les traitements nécessaires et aident les laboratoires à diagnostiquer la Leishmaniose dans certains centres.

Le tableau suivant indique le nombre de bénéficiaires des centres de traitement :

** Heyva Sora Kurd (croissant rouge kurd)

Les régions les plus touchées par la Leishmaniose reçoivent des quantités (limités) de traitements en urgence. Le traitement et les outils ont également été envoyés au district de Shingal pendant la période de propagation de la maladie et les soutiens sont toujours en cours.

Les villes de Tirbespiye et Qamishlo (Rojava – Nord Est de la Syrie), ont donc vu leurs populations fortement augmenter après l’afflux de ces réfugiés, ce qui pèse maintenant sur leurs infrastructures. Les habitants souffrent d’un manque de service notamment dans le domaine de la santé, en effet ces derniers ne peuvent pas couvrir tous les besoins de la ville. Les habitants de Tirbespiye doivent se rendre à la banque du sang de Qamishlo -la ville voisine- pour se faire soigner, alors même qu’elle ne possède pas la quantité de sang nécessaire pour tous ces patients.

L’hôpital de Qamishlo n’est pas géré de manière autonome comme la plupart des établissements du pays, mais par l’auto-administration du Rojava (Fédération démocratique de la Syrie du Nord). Cette dernière lance un projet de création de banque de sang, pour répondre aux besoins urgents de cette zone fortement touchée. Le matériel requis est le suivant :
– Tests hépatites B et C
– VIH
– Syphilis
– Appareils de laboratoire (tubes, machines de tests, congélateur)
– Bandages
– Ciseaux

Concernant l’hôpital de Tirbespiye, des aides sont demandées afin de réhabiliter l’hôpital :

– Fenêtres
– Portes
– Chauffages
– Système d’oxygène…

Tous les hôpitaux ont de forts besoins en matériaux, ainsi, tous les dons sont les bienvenus afin de pouvoir fournir un maximum de remède aux hôpitaux du Rojava.